130 enseignants des écoles primaires de Sebkha (Nouakchott Ouest) participent ce samedi 14 mars 2026, dans les locaux de l’Ecole Pompiers, à une session de formation éclatée animée par un pool des inspecteurs formateurs sous la supervision de la direction régionale de l’Education et de la réforme du système d’enseignement autour des thématiques : « violence en milieu scolaire » et « l’approche genre en milieu scolaire ».
Cette formation de deux jours s’inscrit dans le cadre d’un partenariat entre la direction régionale de l’Education et de la réforme du système d’enseignement de Nouakchott-Ouest et l’UNICEF.
La formation a pour objectif majeur de contribuer à une pleine éducation de qualité pour tous les élèves. Il s’agit plus notamment de renforcer les compétences professionnelles et émotionnelles des enseignants des écoles fondamentales, afin qu’ils adoptent une approche pédagogique valorisante et non-violente, incluant la violence basée sur le genre.
Pour atteindre les objectifs de la formation et assurer la pérennisation des activités, les formateurs ont mis l’accent sur les deux modules de façon détaillée : la violence en milieu scolaire : « prévention et gestion » ; « prévention et gestion des conflits » et « les étapes du processus de résolution des conflits en milieu scolaire » dans le but de connaitre les causes de la violence et comment intervient-on en cas de violence d’autre part. Et, à propos de l’approche genre : « définition de certains concepts connexes au genre ; problématique de la scolarisation des filles ; faible implication des femmes dans la prise de décisions ; rôle de la famille dans la réussite scolaire des filles, l’enseignant et la promotion de l’équité en classe.
A cet effet, un pool de formateurs constitué d’inspecteurs a été mis en place en vue de former les enseignants. Elle apporte les valeurs et compétences pour renforcer le bien-être et le bien-vivre ensemble, empêcher la violence, les discriminations et l’exclusion, et développer une culture de paix à l’école et dans la société.
« Afin d’améliorer la qualité de l’éducation, de prévenir la violence et d’œuvrer à une meilleure cohésion sociale, après concertation avec mes collaborateurs, nous avons décidé de commencer par la Moughataa de Sebkha pour sa spécificité », explique M. Mohamed Saleck Taleb, DREN de Nouakchott Ouest.
« Vous avez intérêt à profiter de cette formation car elle vous servira dans la gestion des vos classes et comment procéder à la sensibilisation des élèves sur la lutte contre les violences et la lutte contre le départ des filles de l’école », dit-il.
Précisant que cette session de formation entre dans le cadre d’une série d’ateliers prévus sur : la gestion des grands groupes, l’environnement scolaire, la création des clubs scolaires, le renforcement des conditions de travail de l’enseignant, entre autres.
Selon l’Inspecteur, M. Mohamed Abdallahi Moussa, cette formation est importante pour les enseignants. « La violence à l’école fait référence à toutes les formes de violence qui pourraient se passer à l’intérieur et autour des écoles et qui sont subies par les élèves et perpétrées par d’autres élèves, des enseignants et des intrus ».
Concernant le contenu des documents, il a expliqué que « le module s’appuie sur une approche éducative intégrée, en lien avec les principes de la non-violence, du respect mutuel et de l’égalité des élèves. Il est conçu pour être utilisé dans des formations initiales ou continues, en lien avec les mesures de prévention des violences scolaires. Il met l’accent sur la sensibilisation, la communication bienveillante, la gestion des conflits sans violence et la création d’un climat scolaire sûr ».
Toujours sur ce sujet, une institutrice déclare : « Il est essentiel de ne pas négliger les différentes formes de violence auxquels les enseignants et personnels scolaires sont également confrontés, y compris les agressions physiques, les violences verbales et le harcèlement perpétrés par les élèves et/ou les parents ».
Les activités de la formation portent sur deux thématiques importantes qui contribueront sur la bonne formation des apprenants.
Par Aboubakrine SIDI








