Le centre Mokhtar Daddah des conférences à Nouakchott a abrité, lundi 23 mars, le lancement des travaux de l’Assemblée générale de Cités et Gouvernements Locaux Unis d’Afrique (CGLU-Afrique).
La cérémonie a été présidée par le ministre de l’Intérieur, de la Décentralisation et du Développement Local, M. Mohamed Ahmed Mohamed Lemine.
Etaient présents au lancement de cette rencontre le ministre des Affaires Economiques et du Développement, M. Abdallahi Ould Souleymane Ould Cheikh Sidiya,, le ministre Délégué auprès du ministre de l’Intérieur, chargé de la décentralisation et du développement local, M. Yacoub Salem Vall. Ont pris également à l’ouverture les autorités administratives, communales de Nouakchott Ouest en plus des représentants du corps diplomatique accrédité en Mauritanie, et du directeur général de Cités et Gouvernements Locaux Unis d’Afrique.
A cette occasion, le ministre de l’Intérieur a souligné dans son discours que « la tenue de cette assemblée reflète la solidité des relations entre les pays du continent africain et incarne la volonté commune de renforcer la coopération et l’intégration entre eux, mettant en lumière le rôle central joué par les élus locaux en tant que lien direct entre le citoyen et l’administration, et partenaires essentiels dans l’enracinement de la bonne gouvernance et la promotion du développement ».
« Le choix de la décentralisation en Mauritanie découle d’une vision stratégique du Président Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani », a-t-il dit. Et, le ministre d’ajouter que cette vision s’est traduite par des mesures concrètes, notamment la création du Conseil Supérieur de la Décentralisation, le développement du cadre juridique des collectivités locales, ainsi que le soutien aux programmes de développement et le financement des projets d’infrastructures et de services de base.
Quant à la présidente de Cités et Gouvernements Locaux Unis d’Afrique, présidente de la Région de Nouakchott, Mme Fatimetou Abdel Malick, a précisé que « la tenue de cette assemblée à Nouakchott s’inscrit dans le cadre d’un partenariat stratégique basé sur la transparence et la responsabilité ». Elle a souligné que l’organisation de cette rencontre , au cours de son mandat actuel, qui a adopté le slogan : « assainissement administratif et financier”, a œuvré à renforcer la gouvernance et à améliorer la performance institutionnelle’’.
Pour sa part, le président de l’Association des Maires de Mauritanie, et maire de Rosso, M. Bamba Darmane, a dit que « cette présence de haut niveau confirme l’importance croissante que les gouvernements et les villes locaux accordent à la construction de l’Afrique de demain ». Selon ses propos cette réunion se tient dans un contexte particulier caractérisé par de nombreux défis, à commencer par un changement climatique profond, des tensions économiques et sociales, des défis sécuritaires persistants dans certaines régions, et une urbanisation rapide.
Rappelant que face à ces défis, une conviction unique et claire émerge : les solutions durables se construisent d’abord et avant tout au niveau local, où le rôle central des gouvernements locaux et régionaux se manifeste en tant qu’acteurs du développement, centres d’innovation, espaces de résilience et leviers de cohésion sociale. En travaillant en étroite collaboration avec les populations, ces autorités proposent des solutions pratiques et complètes.”
Lui succédant le représentant résident du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) en Mauritanie, M. Mansour Ndiaye, il a noté que ‘’la réunion de l’Assemblée intervient à un moment charnière caractérisé par la polarisation de la coopération internationale et des défis de développement complexes et persistants, ce qui souligne la place centrale de la coopération décentralisée et des solutions locales’’. Il ajouté que le PNUD et le système des Nations Unies restent le premier partenaire pour transformer ces défis en opportunités d’intervention selon une approche de production conjointe à travers quatre piliers fondamentaux : la localisation des objectifs de développement durable, la gouvernance locale, le renforcement du développement économique local et la résilience climatique.
Pour rappel, les travaux de cette assemblée vont durer trois jours et ils comprendront un séminaire de haut niveau sur la diplomatie des villes sous le thème : “coopération transfrontalière dans un contexte de crises multiples”, et des réunions des associations régionales en rapport avec le comité de la culture, l’assemblée générale des réseaux de jeunes et de femmes, et le comité exécutif élu.
