En Mauritanie, une nouvelle étape majeure dans la modernisation de la fonction publique est franchie avec l’expérimentation d’un processus de recrutement entièrement numérisé, axé sur la transparence et l’égalité des chances.
Le Premier ministre mauritanien, Mokhtar Ould Diay, a annoncé ce jour le lancement d’un premier concours de recrutement public entièrement digitalisé, conformément aux orientations du président de la République, Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, visant à renforcer la transparence et l’équité dans l’accès à la fonction publique.
Dans une publication sur sa page Facebook, le chef du gouvernement précise que l’ensemble du processus a été conduit via une plateforme numérique intégrée, couvrant toutes les étapes, de l’inscription des candidats jusqu’à la publication des résultats. Au total, 1 459 candidatures ont été enregistrées en ligne, dont 513 retenues après une phase de vérification automatisée des dossiers.
Le dispositif repose sur des technologies avancées, notamment l’intelligence artificielle pour le traitement des candidatures et la génération d’épreuves sous forme de questionnaires à choix multiples (QCM). L’identification des candidats a été assurée par reconnaissance faciale à l’entrée des salles d’examen.
Les épreuves ont été réalisées sur des tablettes électroniques individuelles, configurées sans accès aux réseaux de communication. Un système de surveillance combinant caméras intégrées et dispositifs en salle a également été mobilisé pour garantir le bon déroulement des examens.
La correction des épreuves a été entièrement automatisée, permettant une transmission immédiate des résultats aux candidats, sans intervention humaine.
D’après le Premier ministre, cette initiative s’inscrit dans une réforme plus large des procédures de recrutement dans la fonction publique. Il a également indiqué que la Commission nationale des concours prépare, selon les mêmes modalités, l’organisation d’épreuves pour le recrutement de 120 ingénieurs et techniciens informatiques ainsi que 100 médecins spécialistes, dans le cadre d’un programme global de 3 000 postes.
Avec Agences
