Le Président Mohamed Ould Ghazouani a salué le rôle des enseignants, l’importance de leur travail et le message qu’ils véhiculent. Il a appelé la société et les familles à soutenir et honorer les enseignants.
En plus, il a exhorté les élites politiques, culturelles et économiques à lancer une campagne nationale de soutien et de développement de l’éducation, afin de réduire les inégalités, de renforcer la cohésion sociale et de stimuler la production et le développement.
Lors de son discours prononcé dans la ville d’Adel Bagrou, ville frontalière du Mali, M. Ould Ghazouani a déclaré avoir donné des instructions au gouvernement de prendre soin des enseignants et de leur fournir le soutien matériel et moral nécessaire à l’accomplissement de leur noble mission, soulignant qu’ils méritent tout le respect.
Le pays s’engageait à fournir une éducation de qualité aux enfants mauritaniens dans le cadre du projet École républicaine, dont les paramètres ont été définis par la loi d’orientation sur la réforme de l’éducation, approuvée par le Parlement, a-t-il expliqué. Cette loi, dit-il, est le fruit de vastes consultations menées auprès de tous les mauritaniens, et notamment d’experts en éducation.
Le Président Ghazouani a précisé que la décision de créer l’École républicaine n’avait pas été facile ; elle s’avérait extrêmement difficile, car elle visait à confiner l’enseignement primaire aux écoles publiques. Il a noté que certains doutaient de la capacité de l’État à mettre en œuvre cette décision, et que certains réclamaient même un report.
Il a signalé que les partisans d’un report justifiaient leur position par le manque de salles de classe en nombre suffisant pour accueillir tous les enfants fréquentant actuellement les écoles privées, ainsi que par la pénurie d’enseignants et de fournitures scolaires.
Et, le président d’ajouter que le gouvernement avait décidé de maintenir le système d’enseignement public malgré ces obstacles et considérations, convaincu que l’intérêt à long terme du pays l’exigeait. Il a expliqué : « Le système d’enseignement public portera ses fruits. Il n’y a pas de réforme sans conséquences, et nous devons accepter ces dommages collatéraux et faire les sacrifices nécessaires pour cette réforme éducative essentielle, car elle est la voie à suivre pour la cohésion nationale. »
Il a noté que le système d’enseignement public entrait dans sa quatrième année, avec plus de 5 000 salles de classe construites et 13 000 enseignants recrutés. Il a ajouté que le plan 2026-2027 prévoyait la construction de 8 000 salles de classe supplémentaires et le recrutement de plusieurs milliers d’enseignants supplémentaires.
Le président Ould Ghazouani a mis en avant le traitement préférentiel accordé par le système républicain aux élèves dont les familles sont inscrites au registre social. Ce traitement leur permet d’accéder aux lycées d’élite et de bénéficier d’heures de cours supplémentaires pour les aider à rattraper leur retard. Il a affirmé que cette approche avait fait ses preuves.
Il a affirmé qu’une société non instruite ne peut être gouvernée efficacement et qu’elle est facilement infiltrée et démantelée par tout ennemi. C’est pourquoi, a-t-il dit , que l’éducation est pour lui une priorité absolue. Il a ajouté que les hiérarchies absurdes, la stratification sociale et le tribalisme sont plus répandus dans les sociétés non instruites.