Nouakchott, la capitale mauritanienne a abrité, mardi 16 décembre, les travaux d’un atelier national de sensibilisation des acteurs sur le processus d’adhésion de la Mauritanie à la Convention sur la protection et l’utilisation des cours d’eau transfrontières et des lacs internationaux.
La cérémonie de lancement des travaux a été supervisée par la ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Mme Amal Mint Mouloud, en présence du ministre de l’Énergie et du Pétrole, M. Mohamed Khaled.
Cet atelier de deux jours est organisé par le ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement, en collaboration avec l’Union Européenne, la Commission économique pour l’Europe des Nations Unies (CEE-ONU) et le Secrétariat de la Convention sur l’eau, réunit diverses parties prenantes, notamment des ministères et institutions publiques, des partenaires techniques et financiers, des organisations non gouvernementales, des collectivités locales et des experts nationaux.
L’atelier vise à sensibiliser et à mobiliser les acteurs du département de l’Hydraulique et de l’assainissement, ainsi que les organismes concernés, sur les enjeux, les avantages et les implications de l’adhésion de la République Islamique de Mauritanie à cette convention.
Les travaux de cette rencontre devraient aboutir à plusieurs résultats, dont les plus importants sont la sensibilisation des différentes parties prenantes aux enjeux de la convention, la réalisation d’une compréhension commune du processus d’adhésion et la conclusion d’un consensus sur les prochaines étapes de ce processus.
Dans son intervention Mme Emal Maouloud, la ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement a souligné que le système d’approvisionnement en eau potable en Mauritanie dépend principalement des eaux du fleuve Sénégal et des eaux souterraines, les eaux du fleuve représentant environ 90 % des ressources renouvelables en eaux de surface, tandis que les principales nappes souterraines connues constituent des bassins aquifères transfrontaliers que notre pays partage avec des pays frères de la région.
Pour sa part , le Haut-Commissaire de l’Organisation pour la Mise en Valeur du Fleuve Sénégal (OMVS), M Mohamed Abdel Vettah, a salué les efforts déployés par l’organisation pour faire face aux défis du changement climatique et à l’augmentation des besoins.
Quant à l’Ambassadeur de l’Union Européenne en Mauritanie, SEM Joaquin Tasso Vilallonga, a souligné l’importance de cet atelier dédié au processus d’adhésion de la Mauritanie à la Convention des Nations Unies sur la protection des cours d’eau transfrontaliers et des lacs internationaux, remerciant la ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement et le Secrétariat de la Convention pour la bonne préparation de cet atelier.
Cet atelier renforce le travail en cours sur les deux rives du fleuve (mauritanienne et sénégalaise), soulignant que sa tenue représente une étape cruciale qui permettra de clarifier les avantages découlant de l’adhésion de la Mauritanie à cette convention, a-t-il expliqué.
De son côté, la Coordonnatrice Résidente du Système des Nations Unies en Mauritanie, Madame Leila Peters Yahya, qui représente le Système des Nations Unies à cet atelier, elle a remercié le gouvernement mauritanien, et en particulier le ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement, pour son engagement constant en faveur d’une gestion rigoureuse, consultative et durable des ressources en eau.
Et, elle a précisé que la Mauritanie, à l’instar de ses voisins, est en première ligne face aux défis liés aux eaux transfrontalières, affirmant en même temps sa capacité à trouver des solutions efficaces à ces défis.
Selon M. Marco Keiner, chef de la division de l’environnement de l’Union européenne et des Nations Unies au secrétariat de la Convention sur l’eau, cet atelier va renforcer la coopération dans le domaine de l’eau, en raison de son rôle dans la prévention des conflits et le renforcement de la résilience environnementale et climatique.
