Dans une déclaration relayée ce lundi par l’Agence Mauritanienne d’Information (AMI), le président de la Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH), El Bekaye Ould Abdel Malek, chef de la mission, a indiqué que les deux députées en question ont refusé de recevoir les membres de la mission.
El Bekaye a exprimé ses regrets de ne pas avoir pu les rencontrer directement ni les écouter, tout en affirmant que la CNDH reste disposée à les rencontrer à tout moment, ainsi que leurs avocats.
Le président de la CNDH a rappelé que les aspects pénaux ou judiciaires de cette affaire ne relèvent pas de la compétence de la Commission, soulignant que l’usage de l’espace public est soumis à des règles juridiques obligatoires pour tous, indépendamment des statuts et des fonctions.
Il a ajouté que l’atteinte au Président de la République constitue, par principe, une atteinte à la volonté populaire qui l’a élu ainsi qu’aux institutions constitutionnelles qu’il incarne, en tant qu’élu disposant d’un mandat populaire, estimant que toute atteinte à sa personne, matérielle ou morale, est considérée comme une atteinte à la volonté générale.
Il a également insisté sur la nécessité de respecter le principe de l’inviolabilité de la personne, quelle que soit sa position ou son statut.
Il a expliqué que l’espace public, bien qu’il garantisse une certaine liberté d’action, impose en contrepartie des limites visant à ne pas porter atteinte aux droits d’autrui, qu’ils soient matériels ou moraux, ou aux biens publics.
La liberté, dans son essence, est une responsabilité encadrée par des règles juridiques et par le respect de l’ordre public, a-t-il déclaré.
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