Lors de la conférence de presse tenue, mercredi 22 avril 2026, dans les locaux de l’AJD/MR, le député Biram Dah Abeid a dénoncé les conditions dans lesquelles ont été arrêtées les deux députées, Marième Cheikh et Ghamou Achour et leur emprisonnement « arbitraire ». Il a par la suite dressé un tableau sombre sur la situation économique, sociale et politique du pays.
D’emblée, le président du mouvement IRA a déclaré que les conditions de vie des citoyens sont difficiles. Il a souligné également que les droits fondamentaux des citoyens sont bafoués, l’indépendance de la justice n’existe plus et les mandats institutionnels sont ignorés.
Sur la question du dialogue, les organisateurs de la conférence de presse ont affirmé que les conditions avancées par les autorités et le climat actuel ne sont pas favorables. Aucun dialogue politique ne saurait être crédible lorsque les opposants et les élus du peuple sont privés de leur liberté et la que la séparation des pouvoirs est piétinée, précise le communiqué rendu public.
Toujours, selon le communiqué, « le pouvoir instrumentalise un arsenal sécuritaire abusif alors que la population suffoque sous l’effondrement social et la cherté de la vie ». « Face à cette dérive autoritaire, la Coalition CAD 2029 lance un appel solennel au peuple mauritanien, à la société civile, aux force vives et aux partis démocratique pour défendre la République ».
Et, le président du parti AJD/MR, M. Ba Mamadou Bocar d’ajouter que toutes les possibilités du dialogue sont verrouillées.
Il a signalé que la CAD 2029 est en discussion avec les partis de l’opposition afin de cheminer ensemble pour l’intérêt de la Mauritanie et des mauritaniens.
Dans une réponse à la question d’un journaliste, l’ancien ministre Seydina Ali Mohamed Khouna a parlé du « démantèlement de l’Etat de droit, de la confiscation des droits fondamentaux, de la violation des droits humains, de l’insécurité grandissante et du recul des acquis démocratiques par les autorités ».
Pour rappel, la conférence de presse est organisée par la Coalition pour l’Alternance Démocratique (CAD2029) en présence d’anciens ministres, de parlementaires, de représentants de coalitions politiques, de personnalités politiques indépendantes et des cadres du parti AJD/MR.
