Le parquet de Nouakchott-Sud dément les rumeurs selon lesquelles une détenue est tombée dans le coma ou subie des violences et une fracture

Le procureur de la République près le tribunal de Nouakchott-Sud, Abd Samad Mohamed Lemine, a annoncé l’ouverture d’une enquête approfondie sur les allégations concernant les conditions de détention de certaines prisonnières. Il a assuré que les résultats seront rendus publics une fois les investigations achevées.

Dans une déclaration à la presse dimanche 03 mai 2026, le procureur  a affirmé que toutes les détenues se trouvent en situation régulière au regard des procédures judiciaires en vigueur. Il a par ailleurs fermement démenti les accusations évoquées lors d’une conférence de presse tenue par le collectif de défense de certaines détenues , faisant état de violences physiques infligées à l’une d’elles, notamment des coups de bâton et des agressions de la part d’agents de sécurité. Selon lui, ces informations sont « totalement infondées ».

Le procureur a précisé qu’un incident s’est produit le lundi 27 avril 2026 à 19h06, lorsqu’une détenue a refusé de regagner sa cellule, s’asseyant devant celle-ci en signe de protestation. Il a indiqué que la scène est documentée par des enregistrements vidéo. Malgré plusieurs tentatives de persuasion, les agents ont dû intervenir pour la raccompagner dans sa cellule, conformément aux dispositions légales, « sans recours à la violence ».

Démentant également les rumeurs sur un éventuel coma ou des blessures graves, le procureur a affirmé que les images vidéo montrent la détenue en mouvement dans sa cellule peu après l’incident. Il a ajouté que, suite à des plaintes de douleurs, celle-ci a été prise en charge par les services médicaux et transférée à l’hôpital national ainsi qu’à l’hôpital de l’orthopédie, de traumatologie et des grands brûlés , où les examens n’ont révélé ni fracture ni lésion.

L’enquête en cours porte sur l’ensemble des faits évoqués, y compris l’éventualité d’une manipulation ou d’une mise en scène orchestrée par des parties extérieures.

Cette conférence de presse du parquet intervient après les déclarations de la mère de la députée détenue Camou Achour, faites lors d’une conférence de presse du collectif de défense des détenues de l’organisation IRA entre autres deux députées et une militante , évoquant des actes de violence en milieu carcéral des accusations que les autorités judiciaires rejettent catégoriquement.

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